Les contributions

Contribution n°33 (Web)

Anonyme
Déposée le 21 janvier 2026 à 17h33
Je souhaite exprimer mon opposition au projet de construction d’un établissement pénitentiaire sur la commune sur la commune de Crisenoy.

Tout [...]
Je souhaite exprimer mon opposition au projet de construction d’un établissement pénitentiaire sur la commune sur la commune de Crisenoy.

Tout d'abord, je tenais à souligner que la lecture des pièces du dossier était difficile à appréhender et de ce fait rendait la contribution des habitants ardue.

Le projet de construction d’un établissement pénitentiaire de 1 000 places (ou 1 600 places selon les éléments contradictoires du dossier) sur la commune de Crisenoy soulève des enjeux environnementaux, agricoles, climatiques et territoriaux majeurs qui ne sont pas traités de manière satisfaisante par le dossier de demande d’autorisation environnementale.

Malgré l’ampleur du projet et ses incidences durables, celui ci repose essentiellement sur des logiques techniques et sécuritaires, au détriment des principes fondamentaux du droit de l’environnement, en particulier la séquence Éviter – Réduire – Compenser (ERC).

1) Une artificialisation irréversible de terres agricoles de grande valeur
Le projet prévoit l’artificialisation définitive d’environ 22 hectares de terres agricoles actuellement exploitées, au sein d’un plateau agricole continu de la Brie.
Cette consommation foncière :
• entraîne une perte nette et irréversible de surfaces agricoles productives ;
• contribue à la fragmentation du tissu agricole local ;
• est en contradiction directe avec les objectifs de sobriété foncière et de lutte contre l’artificialisation des sols.
Le fait que le projet ait nécessité d’une déclaration d’utilité publique, ainsi que d'une mise en compatibilité du PLU sans accord favorable de la commune, démontre qu’il est fondamentalement incompatible avec la vocation agricole et rurale du territoire.

2) Une atteinte environnementale malgré les mesures annoncées

- Une imperméabilisation massive des sols
Le projet entraîne plus de 100 000 m² de surfaces imperméabilisées (bâtiments, parkings, voiries, circulations, glacis,...) ainsi qu'une modification profonde et durable du fonctionnement hydrologique naturel du site.
Cette imperméabilisation génère un îlot de chaleur artificiel reconnu dans le dossier et une dépendance complète à des ouvrages hydrauliques lourds pour la gestion des eaux pluviales.

- Une pression accrue sur le ru d’Andy et son bassin versant
Le ru d’Andy constitue un élément structurant de la trame bleue locale et un corridor écologique potentiel repéré à l'échelle régionale.
Le projet prévoit néanmoins :
• le rejet d’eaux pluviales régulées ;
• le rejet d’effluents traités par une station d’épuration dédiée de 2 400 EH (360 m³/j).
Même si le dossier conclut à l’absence d’impact résiduel, cette conclusion repose sur :
• des modélisations théoriques ;
• l’hypothèse d’un fonctionnement optimal et constant des installations sur plusieurs décennies.
Dans un contexte de changement climatique (baisse des débits d’étiage, épisodes pluvieux extrêmes), cette approche est fragile et risquée, et de ce fait contraire au principe de précaution.

- Un projet très impactant sur le plan climatique
Le bilan carbone présenté fait état de 126 944 tonnes équivalent CO₂ sur 50 ans, dont plus de 54 000 t CO₂ liées aux matériaux de construction, notamment au recours massif au béton et une part importante liée aux transports (chantier et exploitation).

Le recours à la géothermie ne saurait compenser :
• la charge carbone initiale irréversible ;
• l’absence d’alternative de localisation sur un site déjà artificialisé ;
• l’absence de scénario de réduction du gabarit du projet.
Le projet apparaît incompatible avec les objectifs nationaux de réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre.

- Une rupture majeure du cadre de vie et du paysage rural
L’équipement projeté représente :
• un ensemble bâti pouvant atteindre R+3+combles ;
• un mur d’enceinte d’environ 1 456 mètres ;
• une capacité carcérale très supérieure à la population communale.
Cette infrastructure crée :
• une rupture d’échelle manifeste dans un paysage agricole ouvert ;
• une atteinte durable à l’identité paysagère du territoire ;
• des nuisances pérennes (trafic, bruit, éclairage nocturne, perte de tranquillité).
Les mesures paysagères proposées (plantations, merlons) ne peuvent masquer le caractère intrusif, sécuritaire et industriel du projet.

3) Séquence Éviter – Réduire – Compenser (ERC)
- Un évitement largement insuffisant
La séquence ERC impose de privilégier en premier lieu l’évitement des impacts.
Or :
• le choix du site n’a pas permis d’éviter l’artificialisation de terres agricoles ;
• les alternatives étudiées (friches, autres secteurs) ont été écartées principalement pour des raisons opérationnelles, et non environnementales ;
• aucun scénario sérieux d’implantation sur un site déjà artificialisé n’a été retenu.
L’évitement des impacts majeurs (foncier, climat, hydrologie) n’a donc pas été recherché de manière prioritaire.

- Une réduction fondée sur la complexité technique
Les mesures de réduction reposent très largement sur :
• des ouvrages hydrauliques complexes ;
• une station d’épuration dédiée ;
• des dispositifs techniques nécessitant une maintenance permanente.
Cette approche :
• ne réduit pas l’impact à la source ;
• augmente les risques en cas de défaillance ;
• transfère la charge environnementale sur le long terme vers des systèmes artificiels.
Il s’agit davantage d’une gestion des impacts que d’une réduction réelle.

- Des mesures de compensation insuffisantes et disproportionnées
Le projet ne prévoit :
• aucune compensation agricole à la hauteur des surfaces perdues ;
• des compensations écologiques limitées, localisées et de faible envergure ;
• aucune restitution de la continuité écologique initiale.

L’écart entre l’ampleur du projet et la faiblesse des compensations, pose question sur la conformité globale du projet à la séquence ERC.

4) Une concertation révélant une opposition locale forte
La concertation préalable fait apparaître une opposition majoritaire et structurée des habitants et des élus locaux, un projet imposé de force sans prise en compte des inquiétudes persistantes concernant l’environnement, l’agriculture, le paysage et la cohérence territoriale.
Malgré cela, le principe même du projet n’a jamais été remis en question, ce qui interroge la portée réelle de la concertation.

En conclusion, Au regard :
• de la destruction irréversible de terres agricoles,
• des impacts environnementaux, hydrologiques et climatiques majeurs,
• de la disproportion du projet par rapport au territoire d’accueil,
• des insuffisances manifestes de la séquence ERC,
• et de l’opposition locale clairement exprimée, notamment pour les raisons ci-dessus
le projet d’établissement pénitentiaire de Crisenoy apparaît inadapté, excessif et incompatible avec les objectifs fondamentaux de protection de l’environnement, de sobriété foncière et de transition écologique.

En conséquence, il est demandé soit l’abandon du projet sur ce site, soit, a minima, un réexamen approfondi des alternatives, intégrant réellement l’évitement des impacts majeurs et la recherche de sites déjà artificialisés.

L’État ne peut continuer à définir des objectifs ambitieux en matière de protection de l’environnement, ni adopter des lois visant à réduire l’artificialisation des sols, sans se les appliquer à lui‑même. Il ne peut pas non plus invoquer de manière systématique l’« intérêt général » pour éluder toute interrogation sur les impacts environnementaux, agricoles ou territoriaux d’un projet.

La question posée ici n’est pas celle de l’utilité nationale de construire des établissements pénitentiaires, répondre systématiquement aux questions en rappelant le plan 15 000 places n'est pas acceptable. La véritable question porte sur le choix du site retenu. Or ce choix doit respecter les principes fondamentaux du droit de l’environnement, en particulier la séquence Éviter – Réduire – Compenser, ainsi que les objectifs nationaux de sobriété foncière.

L’intérêt général ne saurait justifier l’implantation d’un équipement aussi massif sur des terres agricoles de grande valeur, alors que des alternatives déjà artificialisées existent et n’ont pas été étudiées de manière sérieuse. L’État doit être exemplaire dans l’application des règles qu’il impose aux collectivités, aux entreprises et aux citoyens.

Cordialement

Contribution n°32 (Web)

Par Collet Nadine
Déposée le 21 janvier 2026 à 15h48
NON à la construction d'une prison sur la commune de Crisenoy, village de 600 habitants. Pourquoi vouloir construire sur un terrain [...]
NON à la construction d'une prison sur la commune de Crisenoy, village de 600 habitants. Pourquoi vouloir construire sur un terrain inondable ? Pourquoi vouloir nous faire subir des nuisances sonores H24 (avec des vents porteurs, nous avons déjà l'A5 et le TGV), des nuisances visuelles et plus de pollution de l'air ? Pourquoi vouloir détériorer notre cadre de vie, et notre tranquillité ? Pourquoi nous imposer un flux encore plus important de véhicules ?
Les infrastructures routières sont déjà saturées. Pourquoi ne pas utiliser des friches industrielles proches de gare,bus, hôpital et forces de police ?
Nous devons préserver nos terres agricoles, surtout dans la conjoncture actuelle pour préserver notre souveraineté alimentaire.
Gérald Darmanin n'avait-il pas prôné l'abandon de telles constructions pour revenir à des structures de taille humaine ?

Contribution n°31 (Web)

Anonyme
Déposée le 21 janvier 2026 à 14h55
JE SUIS POUR ! Il faut bien que des communes acceptent des prisons pour notre sécurité Nationale... Merci

Contribution n°30 (Web)

Par Fabien
Déposée le 21 janvier 2026 à 09h10
Je souhaite apporter une contribution concernant le projet de construction d’une nouvelle prison sur le secteur actuellement envisagé.
Si [...]
Je souhaite apporter une contribution concernant le projet de construction d’une nouvelle prison sur le secteur actuellement envisagé.
Si la nécessité de moderniser ou d’augmenter les capacités d’accueil du système pénitentiaire peut faire débat, l’implantation retenue soulève plusieurs inquiétudes majeures qui appellent une réévaluation sérieuse du choix du site.

1. Une implantation sur des terres agricoles riches et stratégiques
Le projet prévoit l’artificialisation de terrains agricoles particulièrement fertiles, contribuant activement à la souveraineté alimentaire nationale.
Dans un contexte où la production agricole locale devient un enjeu stratégique — tant pour la résilience que pour la transition écologique — la destruction de ces sols constitue une perte irrémédiable.
Ces terres remplissent une fonction productive, mais aussi écologique, paysagère et sociale. Leur remplacement par une infrastructure lourde et imperméabilisante entre directement en contradiction avec les objectifs nationaux de préservation du foncier agricole.

2. Une zone située dans un bassin de captage d’eau
Le site retenu se trouve dans un bassin de captage, ce qui renforce les risques environnementaux associés au projet.
La construction d’une telle infrastructure implique des terrassements, l’installation de réseaux, l’imperméabilisation massive des sols et des flux d’eaux usées et pluviales importants.
L’ensemble de ces éléments peut fragiliser la qualité des eaux souterraines et, à terme, la sécurité hydrique du territoire.
Dans un contexte de changement climatique et de stress hydrique croissant, la préservation des bassins de captage devrait constituer une priorité absolue.

3. Une artificialisation des sols en contradiction avec les objectifs ZAN
Le projet s’inscrit pleinement dans une dynamique d’artificialisation des sols alors même que la France s’est engagée, via les objectifs de Zéro Artificialisation Nette (ZAN), à réduire drastiquement la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers.
Implanter une prison sur des terrains encore productifs va à l’encontre de ces engagements collectifs.

4. L’existence de friches industrielles disponibles et adaptées
Le territoire compte des friches industrielles en attente de démantèlement et de réhabilitation.
Ces espaces déjà artificialisés pourraient parfaitement accueillir une infrastructure de ce type.
Leur réutilisation présenterait plusieurs avantages :
- Eviter la destruction de sols agricoles vivants ;
- Limiter l’impact environnemental global du projet ;
- Contribuer au recyclage foncier ;
- Revitaliser des zones délaissées ;
- Réduire les coûts associés à l’étalement urbain.

Il est incompréhensible que ces alternatives, plus cohérentes avec les objectifs nationaux d’aménagement durable, ne soient pas privilégiées.

Contribution n°29 (Web)

Anonyme
Déposée le 20 janvier 2026 à 22h24
Encore des constructions sur des terres agricoles plutôt que d'utiliser des friches industrielles ...
Encore construire au lieu de [...]
Encore des constructions sur des terres agricoles plutôt que d'utiliser des friches industrielles ...
Encore construire au lieu de juger sur tout le territoire (et oui il y a des prisons en "sous effectif") et libérer ceux qui ont déjà fait leur peine en détention provisoire ...
Encore sacrifier des communes paisibles parce c'est facile...
Encore une fois j'ai mal à ma république
Une Noiseenne solidaire

Contribution n°28 (Web)

Anonyme
Déposée le 20 janvier 2026 à 18h19
Quelles indemnisations pour les riverains ?
Une prison à moins de 600m des premières habitations entrainera forcement des nuisances [...]
Quelles indemnisations pour les riverains ?
Une prison à moins de 600m des premières habitations entrainera forcement des nuisances de bruits.
Fini les hululements des chouettes, place à des cris toutes les nuits.
Que dire de la devalorisation immobilière qui en découle.
Et les infrastructures telles que le tout a l'égout qui n'est toujours pas sur Les Bordes mais qui apparement ne gene en rien pour une prison.

A défaut de ne pouvoir reculer, merci de compenser pour les habitants qui n'ont pas le choix de rester

Contribution n°27 (Web)

Par Mallet Xavier
Déposée le 20 janvier 2026 à 15h36
Contribution à la PPVE – Participation du public par voie électronique relative à l’autorisation environnementale unique et au permis [...]
Contribution à la PPVE – Participation du public par voie électronique relative à l’autorisation environnementale unique et au permis de construire pour l’établissement pénitentiaire de Crisenoy

Objet : Opposition motivée au projet – Risques hydrologiques majeurs, surdimensionnement dissimulé, atteinte disproportionnée aux terres agricoles, dégradation architecturale et paysagère du bocage briard, alternatives plus rationnelles sur friches existantes.

En tant que citoyen français attaché à la sauvegarde de notre France rurale profonde, de ses paysages ancestraux et de son identité villageoise, je m’oppose fermement au projet d’un centre pénitentiaire de 1 000 places (potentiellement 1 600 en surpopulation) à Crisenoy, porté par l’APIJ.

1. Risque hydrologique et inondabilité avérée du site
Le site est traversé par le ru d’Andy, en zone inondable, avec nappe phréatique affleurante à moins d’un mètre (constats d’huissier rapportés par Le Parisien, 25 avril 2024). L’imperméabilisation de 19 ha aggravera les ruissellements et les crues pour Crisenoy, Maincy, Saint-Germain-Laxis et le château de Vaux-le-Vicomte. Les mesures de rétention « centennale » sont théoriques et insuffisantes face aux aléas climatiques (avis de l’Autorité environnementale, décembre 2025 ; registre-dematerialise.fr).

2. Surdimensionnement dissimulé : de 1 000 à 1 600 détenus
Annoncé pour 1 000 places (communiqué APIJ février 2025), le dossier dimensionne la station d’épuration pour 1 600 ESH (Actu.fr, 17 janvier 2026 ; Le Parisien, 17 janvier 2026). Cette hausse de 60 % modifie l’impact (eaux usées, trafic, nuisances) sans nouvelle évaluation proportionnée, constituant un vice de procédure et un manque de transparence.

3. Artificialisation massive de terres agricoles de qualité
19 ha de terres fertiles sacrifiés dans une zone bocagère, contraire au Zéro Artificialisation Nette (SDRIF-E) et à la souveraineté alimentaire. Crisenoy (600 habitants) verrait sa population carcérale tripler, transformant un village paisible en enclave pénitentiaire.

4. Impact architectural et paysager dévastateur
Le projet prévoit des bâtiments limités à 3 niveaux en enceinte et 1 niveau hors enceinte, avec écran végétal (dossier APIJ, 2025 ; justice.gouv.fr, février 2025). Mais ces mesures cosmétiques ne compensent pas la défiguration du paysage rural briard : implantation massive en bordure d’autoroute A5, proximité immédiate (500 m) des habitations des Bordes et du hameau, rupture brutale avec le bocage traditionnel et les vues sur le patrimoine (Vaux-le-Vicomte à quelques km). L’architecture standardisée de prison moderne (enceinte haute, miradors, éclairage permanent) imposera une présence oppressante, incompatible avec l’identité paysagère de la Brie, classée pour sa douceur et ses horizons ouverts. Les opposants soulignent que ce site rural n’est pas adapté à un tel « monstre » architectural (TF1 Info, mars 2025 ; Mesinfos.fr, avril 2025).

5. Alternatives plus logiques et économiquement équivalentes : réhabiliter des friches industrielles
La France dispose de nombreuses friches industrielles en Seine-et-Marne et Île-de-France, idéales pour recycler du foncier déjà artificialisé (fonds friches / fonds vert, ADEME). Exemples pertinents :
• Friches autour de Melun ou Villaroche (pôle aéronautique en reconversion, sites ICPE potentiels).
• Anciennes zones industrielles de Seine-et-Marne (ex. ex-usines près de Meaux ou Lagny-sur-Marne, mentionnées dans des rapports locaux sur le recyclage).
• Sites comme ceux de la boucle Maurice Ravel ou friches ferroviaires/industrielles en Île-de-France (financés fonds friches, Union Habitat, 2023).
Ces sites permettraient un coût comparable (plan 15 000 places réévalué à 5,7 Md€ en 2025, Cour des comptes, décembre 2025 ; réhabilitation souvent moins chère que greenfield sur terres agricoles). Ils respecteraient le ZAN, limiteraient les nuisances rurales et s’intégreraient mieux en zones déjà urbanisées, près des tribunaux (ex. Melun). Pourquoi bétonner des champs quand des friches attendent une reconversion utile ? (arguments récurrents dans bilans CNDP et oppositions locales, 2025).

Je demande
 le retrait pur et simple du projet pour incompatibilité environnementale, hydrologique, paysagère et disproportion avec l’intérêt général. À défaut, relocalisation sur friche industrielle et nouvelle enquête publique intégrant le surdimensionnement et les alternatives.

Références jointes/sourcées :
• Avis Autorité environnementale (décembre 2025, registre-dematerialise.fr).
• Le Parisien (25/04/2024 inondations ; 17/01/2026 surpopulation).
• Actu.fr (17/01/2026 surpopulation).
• Justice.gouv.fr (février 2025 dossier APIJ architecture/paysage).
• Cour des comptes (audit flash plan 15 000 places, décembre 2025).
• TF1 Info / Mesinfos.fr (mars-avril 2025 oppositions paysage).
• Rapports fonds friches (ADEME / Union Habitat, 2023-2025).
Vive la France des terroirs préservés, souveraine et respectueuse de ses paysages éternels !

Contribution n°26 (Web)

Par bruno piketty
Déposée le 20 janvier 2026 à 14h53
1) fardeau irresponsable assigné au ruisseau d'Andy

ce projet assigne au ruisseau d'Andy le bon soin d'absorber in fine les EP et [...]
1) fardeau irresponsable assigné au ruisseau d'Andy

ce projet assigne au ruisseau d'Andy le bon soin d'absorber in fine les EP et EU (Eaux Pluviales & Usées) de 2000 personnes hébergées en permanence (1000 détenus + 900 accompagnants)

=> c irresponsable, trop petit ruisseau aux capacités limitées, qui est de plus déjà copieusement sollicité pour besoins analogues en amont .

=> ce projet doit intégrer le recyclage de ses propres eaux , conformément à la règle "zéro rejet" du SDAGE .



2) trop hypothétique sur EnR
le recours aux EnR reste à l'état de vœu pieux : ce n'est pas satisfaisant , de part son envergure , ce projet impose le recours aux EnR.
Si autosuffisance ne peut être assurée , ce projet peut utilement se procurer du chauffage auprès du campus IA prévu à proximité .

Contribution n°25 (Web)

Anonyme
Déposée le 19 janvier 2026 à 21h04
Nous, habitants, riverains et citoyens concernés, exprimons notre opposition ferme au projet d’implantation d’un centre pénitentiaire [...]
Nous, habitants, riverains et citoyens concernés, exprimons notre opposition ferme au projet d’implantation d’un centre pénitentiaire sur la commune de Crisenoy.
Ce projet est profondément inadapté à la réalité du territoire. Crisenoy est une commune rurale, à vocation agricole, dont l’équilibre repose sur un cadre de vie calme, des terres naturelles préservées et des infrastructures limitées. L’arrivée d’une prison entraînerait une artificialisation massive des sols, la destruction de terres agricoles et une atteinte durable à l’environnement, en contradiction totale avec les objectifs actuels de sobriété foncière et de transition écologique.
Par ailleurs, les infrastructures routières locales ne sont absolument pas dimensionnées pour supporter un tel équipement. Les routes desservant la commune sont étroites, conçues pour un trafic rural, et non pour un flux quotidien important de personnels, de visiteurs, de livraisons, de convois sécurisés et de véhicules administratifs. Cette situation entraînerait une augmentation significative du trafic, des risques accrus d’accidents, des nuisances sonores et une dégradation rapide du réseau routier existant, au détriment direct des habitants.
À cela s’ajoute un point majeur : l’absence totale de transports en commun adaptés. Crisenoy ne dispose pas d’une desserte permettant l’accès à un site de cette ampleur. Le projet reposerait donc quasi exclusivement sur l’usage de la voiture individuelle, ce qui est à la fois socialement injuste, écologiquement incohérent et contraire aux politiques publiques de réduction des émissions et de développement des mobilités durables.
Les bénéfices économiques avancés ne compensent en rien ces impacts. Les emplois créés seraient majoritairement spécialisés et recrutés hors de la commune, avec peu de retombées locales réelles, tandis que les nuisances, elles, seraient supportées durablement par les habitants. De plus, la construction d’une nouvelle prison ne constitue pas une réponse efficace aux problèmes de fond du système pénitentiaire, tels que la récidive, la réinsertion ou la prévention de la délinquance.
Enfin, ce projet donne le sentiment d’une décision imposée, sans concertation suffisante avec la population locale, alors même qu’il engage l’avenir du territoire pour des décennies.
Pour toutes ces raisons, nous demandons l’abandon du projet de prison à Crisenoy et l’ouverture d’une réflexion sur des projets alternatifs, respectueux de l’environnement, du cadre de vie, des infrastructures existantes et de la volonté des habitants.

Contribution n°24 (Web)

Anonyme
Déposée le 19 janvier 2026 à 20h58
Nous nous opposons au projet de construction d’une prison à Crisenoy. Ce projet entraînerait une artificialisation irréversible de [...]
Nous nous opposons au projet de construction d’une prison à Crisenoy. Ce projet entraînerait une artificialisation irréversible de terres agricoles fertiles, en contradiction avec les objectifs de protection des sols. Il présente des risques environnementaux importants, notamment en matière d’imperméabilisation des sols et d’inondations. Implanté à proximité immédiate des habitations, il porterait atteinte au cadre de vie rural, à la tranquillité des habitants et à l’attractivité du territoire. Le projet a été mené avec une concertation insuffisante, malgré une opposition locale très majoritaire. Les infrastructures routières, inadaptées, ne peuvent absorber l’augmentation du trafic prévue, générant nuisances, insécurité et pollution. Enfin, des alternatives sur des sites déjà urbanisés ou des friches existent et n’ont pas été sérieusement étudiées.

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